Paysages d'incertitude
[CE&L - S2 #2] Fabriquer un paysage surréel à partir de plantes, de lumière et d'une pointe de doute
Bonjour à tous-tes,
Dans cet article, je vous présente les images d’un projet intitulé « Plantscapes of Uncertainty » (le mot-valise ‘plantscape’ (plant + landscape, un paysage fait de plantes) ne se traduit pas aisément, c’est pourquoi j’en suis resté à ‘Paysages d’incertitude’ en français). L’objectif était de réaliser des photographies de plantes qui évoqueraient le sentiment de marcher à travers un paysage à la fois imaginaire et quelque peu inquiétant. Il s’agit de proposer une réflexion sur la sensation d’avoir à trouver sa voie en des temps incertains, voire en un âge sombre.
Ayant observé les plantes dans les parcs et jardins de Lisbonne lors de mes promenades, j’étais intéressé par leurs formes et leurs textures et j’ai voulu m’en approcher davantage, en particulier les cactus de la Tapada das Necessidades.
J’ai utilisé certaines de ces images pour accompagner mes réflexions sur le réensauvagement.
En m’inspirant des retours d’expérience d’autres photographes sur Substack, j’ai recouru à l’astuce technique d’étaler un peu de vaseline sur l’objectif afin de faire des photographies qui ne visent pas à une parfaite netteté : ce truc permet de prendre un peu de distance par rapport à la quête de la perfection technique — qui peut certes produire de belles images mais souvent très stéréotypées ou dépourvues d’émotion — pour créer des photos qui peuvent avoir un impact plus profond, des photos qui posent des questions plutôt que de répéter une réponse toute faite et entièrement formatée.



En passant au noir et blanc et en ajoutant un léger flou pour adoucir la lumière et obtenir un effet brumeux, j’ai obtenu ces images que j’appelle des « plantscapes », dans lesquelles les épines et les textures familières des végétaux se transforment en terrain, en conditions météorologiques et en atmosphère.
Les autres images du projet, dont quelques-unes en couleur, constituent une manière de contrepoint qui renforce la sensation de marcher ou de flotter à travers un paysage onirique qui peut frôler le cauchemar.
Ces paysages surréalistes sont composés de plantes, de lumière et d’une pointe de doute : ils formulent une invitation à tenter un voyage à travers l’inconnu, à travers l’incertain.



C’est tout pour cette fois, les ami-es.
Je vous souhaite d’être libre de souffrance, d’être en paix et d’être heureux-ses.











